CR soirée chirurgie bariatrique

Les quelques soucis techniques de dernières minutes n’ont pas entamé l’enthousiasme des 29 participants à la soirée d’actualisation sur la chirurgie bariatrique, grâce à la convivialité d’accueil mise ne place.

Le pôle référent de chirurgie de l’Obésité du CHU de Nancy était représenté par :

  • Le Dr Reibel, Chirurgien de l’Obésité, qui nous a fait la mise au point sur les indications, les contre-indications, les techniques de cette chirurgie et leurs limites
  • Le Pr Quilliot, Spécialiste en nutrition, qui nous a informé sur les impératifs du « suivi à vie » de ces patients opérés à l’aide de cas cliniques, des pièges de tableaux cliniques spécifiques avec conduite à tenir spécifique pour ces mêmes patients.

De nos échanges, il est ressorti un certain nombre de questions et d’idées sur le sujet traité :

  1. La chirurgie bariatrique est encadrée par des références de la HAS écrites pour les équipes pluridisciplinaires des centres de chirurgie de l’obésité, pour les médecins traitants et pour les patients concernés.
  2. Tous les MG présents ont plusieurs patients opérés dans leur patientèle.
  3. Cette chirurgie implique, pour le patient, un « suivi à vie ». Pour le seul CHU, 1500 patient sont suivis + 400 ont été opérés en 2015 : la file active des personnes à suivre devient trop importante et le CHU peine à remplir sa mission de suivi de façon optimale. Les MG peuvent avoir un rôle MAIS
  4. Les MG se sentent aujourd’hui évincés de la prise en charge de ces patients et témoignent d’un sentiment de « captation ». Ils se sentent « incompétents » par manque de formation spécifique sur ce sujet : sur le site de l’HAS, la liste des 48 questions/exemples destinées aux patients et à poser au médecin traitant (ou aux membres de l’équipe pluridisciplinaire) montre bien le niveau de formation nécessaire pour satisfaire cette mission.

Quelques pistes (consensuelles) pour améliorer la prise en charge de ces patients :

  1. Former les MG à la connaissance de cette chirurgie et au « suivi à vie » que cela implique.
  2. Elaborer, avec les équipes pluridisciplinaires, des modèles de communication et d’échanges avec les MG pour optimiser les prises en charge au long cours.
  3. Un MG compétant devrait pouvoir répondre aux 48 questions de la HAS sus citées au terme d’une formation aboutie.

La mission de cette soirée de formation est remplie et ouvre la perspective pour d’autres perfectionnements en la matière …

Merci à nos experts et merci aux participants.

Dr Jean-Daniel Desse